De nouveau sur la route

Après 8 jours de marina à Titusville, JessyMo est à nouveau sur la route pour rendre quelques petites visites à des amis et de la famille. Nous partons avec Happy Song pour un petit bout de chemin, ils veulent se rendre à Lake Worth pour attendre une fenêtre météo favorable pour la traversé vers Freeport et ensuite les Abacos. Peut-être allons-nous les rejoindre plus tard, après nos visites à Fort Lauderdales…

Une journée mouvementée

Nous avons navigué une belle journée et nous nous sommes arrêter à Sébastien Inlet. Le lendemain, nous sommes reparti pour une belle journée. Un vent qui oscille entre 10 à 15 noeuds du nord (vent arrière) souffle sur nous. Je demande à Roch s’il sortira son génois (voile avant) comme je me prépare à la faire sur notre bateau, car je devrai réajuster ma vitesse avec lui pour naviguer approximativement à la même vitesse. Nous sommes tout les deux à moteur avec notre génois, sionnant l’intracostal à travers les nombreuses bouées  et marqueurs, même si la route est assez étroite à certain endroit. Les nombreux marqueurs, rendu ici, sont souvent des poteaux . Elles servent à délimiter la voie navigable pour indiquer les limites à ne pas dépasser si on ne veux pas s’échouer. Tout va bien avec notre petit un noeud supplémentaire grâce au génois. Je vérifie occasionnellement pour m’assurer que nous gardons toujours pas mal la même distance entre nos deux bateaux. Tout à coup, Danny regarde en arrière et apperçoit nos amis Happy Song et il voit qu’il semble se diriger droit sur un marqueur (poteau). Il prend la radio pour les avertir, car par la position du génois qui se trouve très en avant de leur bateau, le génois semble cacher le marqueur devant eux. Il essais de les recontacter une deuxième fois afin de s’assurer qu’ils ont entendu l’appel, vu le marqueur et pour qu’il corrige légèrement leur trajectoir. La distance semble tellement proche que c’est inévitable. Impuissant Danny ne peu qu’assister à la scène. Ils ont heurté le marqueur sur leur côté bâbord du bateau. Le bateau bascule à trois quatre reprises et nous les contactons quelques minutes après pour savoir si tout est ok et si nous pouvons les aider. Nous mettons l’ancre pour leur offrir notre aide et pour qu’il puisse évaluer et stabiliser la situation. Le balcon avant et les filières n’ont pas tenu le coup. Le rail de fargue est aussi légêrement endommagé. Un peu de bris matériel, mais tout le monde va bien. Ils devront arrêter pour faire réparer ce qui a été endommagé avant la traverser.

Nous continuons notre route avec eux jusqu’a la fin de la journée. Nous mouillons l’ancre près d’un pont pour se protéger des vagues et un peu du vent qui souffle. Plusieurs autres bateaux si trouvent et ça fera du bien pour se reposer de cette journée grise en événements. Pendant la nuit, on se réveille et on entend quelqu’un cogner sur notre bateau : “Toc, toc, toc, toc, toc !” C’est le capitaine d’un autre bateau qui cogne sur notre bateau, car son ancre n’a pas tenu avec les vents qui ont forcient un peu vers minuit. Il a dérivé en plein centre, sur le devant de notre bateau. Il est 2 heures du matin. Nous essayons de bouger cette masse gigantesque, pas capable. Son safran semble pris dans la patte d’oie. La patte d’oie c’est les cordes que nous fixons pour stabiliser le bateau, afin de minimiser le mouvement de pendule que tout les catamarans font au bout de la chaîne de l’ancre quand il y a pas mal de vent. Nous décidons de défaire ces cordes pour essayer de le déprendre, mais cela ne fonctionne pas, car la chaîne de l’ancre est bien tendu et remonte pour ce placer entre le safran et l’hélice de son moteur. Donc, après quelques essais, seul solution possible c’est de faire marche avant avec notre moteur en poussant le bateau échoué sur nous pour donner du mou à la chaîne de l’ancre, afin qu’elle descende droite vers le fond. Cela fonctionne! Après avoir passé 30 minutes dans un vent froid à pousser de toutes les façons ce gros bateau nous sommes retournés nous coucher. Nous étions frigorifiés, mais très content d’avoir aucun dommage. OUF! Pas trop souvent des journées comme celle-ci.

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