Journée aux surprises

“Biouport” comme ils le disent

Nous voici en approche de Beauport après un départ relaxe d’Oriental.  Dominique, notre amiral, nous a informé sur le chemin de l’intracostal, que des dauphins viennent tout juste de sauter en avant de nous.  Les enfants aussitôt mettent leur ceinture de sauvetage et sorte pour voir les dauphins tant demandés. Cela dur un bref instant, pas le temps de sortir l’appareil photo, mais c’est quand même la première fois que nous croisons leur chemin! Les enfants sont très contents.

 

On remet sur le tapis le projet des souliers Keen.  Après avoir fouillé un peu sur internet, je trouve qu’il y a trois boutiques qui vendent des Keen. Je me méfie et prend mes précautions. Plus question de marcher quelques kilomètres et de perdre plusieurs heures pour rien, j’appel deux des boutiques pour en vérifier la disponibilité.  Ils n’ont pas exactement le modèle et la couleur que nos enfants veulent. Bon, on choisi la boutique avec le plus de choix. Nous les informons qu’il faudra faire le choix ou attendre à une autre destination. Nous leurs expliquons que nous sommes en fin de saison et que le choix est plus restreint. Go, on mouille l’ancre tout prêt et allons à la boutique en dingy et à pieds. La boutique est très jolie et le personnel y est très accueillant. Les enfants finissent par quand même y trouver leur compte avec les couleurs, pas leur premier choix mais pas pire du tout.

 

 

Les chevaux sauvages

 

On se déplace le lendemain, pour s’approcher Atlantique, dans un coin plus tranquille. On s’installe tout près d’une grande île où se trouve un peu plus d’une centaine de chevaux sauvages. Nous espérons en voir quelques uns. Le lendemain, nous décidons d’aller en excursion sur l’île à la rencontre de ceux-ci. Nous traversons l’île (environ 20 minutes à pieds) pour nous rendre du côté de l’océan Atlantique. Nous y voyons une superbe plage au sable très dur, beaucoup de coquillages ainsi que trois petits requins échoués. Tout d’un coup, surprise! Nous appercevons au loin cinq chevaux sauvages, un peu en retrait de la plage, broutant un peu d’herbe. Notre présence ne semble pas les importuner, même à une soixantaine de pieds de distance d’eux. La journée avance rapidement et nous décidons de retourner au bateau pour pêcher un peu.

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Un peu de pêche pour souper

Nous avons apperçu tout plein de pêcheur à proximité d’où on a mouillé l’ancre.  Après une quinzaine de minute de pêche, Jessy s’exclame : « j’en ai un, ça mord, j’en ai un papa ».  Jessy a attrapé le premier poisson, un «Blue fish». Ensuite vient le tour de Morgane, elle aussi qui s’exclame : « Papa! Papa! Ça mord, j’ai eu une touche, j’en ai un ».  Elle nous sort une belle truite de mer. Et finalement, moi aussi j’ai attrapé une petite truite de mer. Nous les avons mangés comme «dessert» puisque nous n’en avions pas assez pour faire un repas pour quatre. Les enfants, ainsi que nous même avons préféré le “Bluefish” plus que la truite de mer. Les enfants habituellement n’aime pas plus qu’il le faut le poisson, mais quand c’est eux qui les pêchent, là c’est pas pareil!

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2 ième sortie en mer

Vendredi 4h30 am, le réveille sonne. Nous devons partir à la noirceur pour la longue journée de navigation qui nous attend, afin d’arriver avant le couché de soleil dans le prochain « inlet », c’est plus facile et sécuritaire.  La nuit a été très peu confortable, car il ventait beaucoup (des vents de 20-25 nœuds avec des rafales jusqu’à 35 nœuds) comme ce que la météo l’avait annoncée et que nous étions un peu stressé à cause des bancs de sables à proximité. À notre réveille, on s’habille chaudement, met notre lampe frontale et go on affronte le vent et la marée pour remonter l’ancre dans le noir. Nous nous dirigeons ensuite vers la sortie/entrée de Beaufort (Beaufort Inlet) avec les dizaines de bouées rouges et vertes qui clignotes pour nous indiquer le chemin. Le seul problème, c’est que de loin, elles ressemblent à des décorations de Noël, tant il y en a tout le long de l’horizon. La quelle choisir ? Une chance que nous avons notre GPS pour nous diriger un peu à l’aveuglette jusque là en évitant les haut fond de sable.

 

Rendu en mer, les vents supposés arriver de travers sur nous (15-17 nœuds avec 3-4 pieds de vagues) sont un peu moins fort que prévus (prévision 20-25 nœuds 3-4 pieds de vagues).  Je décide finalement de mettre pleine voile au lieu d’un ris planifié (1 ris = voile un peu plus petite). Ce sera une navigation facile. Les vagues viennent nous brasser un peu mais ça va, elles proviennent d’un peu plus au près serré que prévus (45° par rapport à l’avant). Le soleil se lève et tout va bien, nous avons arrêter le moteur et nous filons à près de 8 nœuds avec seulement les voiles.

 

Le vent devait faiblir seulement un peu plus tard en début d’après midi. Mais voilà que le vent augmente à 20-25 nœuds, comme la météo était supposée d’être. Pas de problème, notre catamaran avance bien avec cette vitesse de vent. Mais voilà que les vagues se mettent à augmenter peu à peu! Nous sommes rendu dans de la vague très courte (très rapprochée) et elles augmentent un peu en hauteur (5-6 pieds). Notre catamaran avance encore un peu plus vite et plonge un peu dans les vagues. C’est un peu désagréable à cause que sa brasse plus, mais quand même amusant de voir un peu d’eau embarquer par-dessus le devant du bateau et glisser jusqu’en arrière. Le vent forci encore un peu et là c’est moins amusant. Je dois allez sur le pont du bateau avec mon harnais de sécurité, afin de réduire un peu la voile pour prendre un ris comme prévus initialement.

 

Surprise! Le coffre de l’ancre, en avant est ouvert et tout ce qu’il contient flotte et ça ajoute beaucoup de poids sur le devant, ce n’est pas bon. Le bateau pique un peu plus dans les vagues à cause de cela. Nous risquons de perdre les choses qui ci trouvent dans le coffre ou même briser la porte du coffre.  Je me rends au coffre pour le refermer, encore une surprise! La poigné qui sert à refermer le coffre me reste dans les mains. Elle s’est probablement brisée dû à une vague très forte, à l’âge et la fragilité de celles-ci.  J’attrape les quelques cordes, aurine et autres trucs qui voulais partir et referme le coffre.

 

Je me dirige ensuite vers l’arrière du bateau pour aviser Dominique de notre avarie. Je rentre à l’intérieur pour je ne sais plus trop quel raison et une autre surprise ! Nous avons de l’eau dans le bateau du côté bâbord.  C’est le côté que les vagues embarquaient un peu sur le pont.  Le problème est connu et est causé par le design du bateau (compartiment du coffre des voiles possèdant un trou pour évacuer l’eau et qui communique par un petit endroit avec la coque du ce même côté). Je croyais pourtant avoir réglé le problème avant notre voyage. Non erreur, un peu d’eau passe par la porte du compartiment des voiles et non pas le trou d’évacualion qui est maintenant bouché. Ce compartiment est à côté de celui de l’ancre. L’eau coule à l’intérieur du compartiment et arrivent dans nos calles. Je sors aussitôt ma pompe manuelle et fait de nombreux voyages de chaudière pour sortir les 6-7 pouces d’eau qui s’y trouve. P.S. non je n’ai pas de pompe électrique, mais oui j’y avais déjà pensé. Ce n’est pas évident d’y en installer une à cause de l’espace pour passer un tuyau. Oui, je vais en installé une! Donc, j’essais de vider, mais j’en viens pas à bout. Ça se remplis aussi vite, donc je m’arrête pour réfléchir quelques minutes et demande à Dominique de changer de cap. Nous nous mettons par vent et vague arrière pour éviter que l’avant du bateau pique dans l’eau. Je fini par réussir à reprendre le dessus après plusieurs voyages de chaudière. C’était pas si pire, mais c’était quand même un peu énervant, avant que je comprenne par où l’eau s’infiltrait (par la porte du dessus et non par le trou colmaté. En plus de tout ces vagues dans les quels le bateau plongeait dû à leur rapprochement, je dois maintenant retourner dehors pour aller réduire les voiles.

 

Dominique m’informe que le vent à augmenter un peu. Il se maintient à près de 28-35 nœuds. Même si nous descendons les voiles, nous piquerons dans les vagues quand même. Nous décidons donc de fermer les voiles. D’aller au moteur à environs deux nœuds vers le bord et de plein fouet avec les vagues.  Ce sera long et ça brassera plus, mais c’est la seule solution, afin d’éviter que de l’eau embarque sur notre pont avant et entre dans les deux coffres dont un avec la poigné brisée.

 

Surprise encore!!! Nos deux bidons de diesel qui étaient fixés à l’avant en ont leur voyage. Ils sont en train de vouloir nous quitter.  Dominique met son harnais et va donc à l’avant du bateau pour détacher les bidons de diesel (nous sommes toujours vent et vague arrière, donc plus tranquille). Bon, les cordes qui servaient pour les retenir sont tous mêlées et c’est un peu plus long que prévus à détacher. En plus, attacher avec le harnais, les déplacements sur le bateau sont un peu plus long et compliqué.  Elle les rammènent finalement en arrière pour les mettres dans le cockpit (poste de pilotage).

 

Surprise encore! Nous n’avions pas vue, mais un des deux matelas de pont fixé sur l’avant du bateau à disparu. Nous avons donc perdu un de nos super matelas de pond! Lorsque Dominique arrive, nous rentrons le génois. Puis, je pars pour aller descendre la grande voile sur le dessus du pont pendant que Dominique fait les manœuvres pour garder le bateau dans la bonne direction. C’est-à-dire fasse au vent, et ça va brasser. Un coup les voiles descendus et que tout a été fait dans le calme, afin de géré chaque problématique, nous reprenons le chemin du retour le plus court vers le bord à une vitesse de 2 nœuds. Nous en aurons pour 3-4 heures.

 

La température se calme un peu et nous retrouvons enfin ce qui était annoncé en début d’après midi. Nous décidons donc d’aller chercher une entrée/sortie (inlet) un peu plus au sud, afin de progresser un peu plus vers le sud. Nous faisons donc cap sur un « inlet » à mi-chemin de l’itinéraire prévus. À 3h00 pm, rendu près de Bogue Inlet comme prévus, je me rends compte que nous ne pouvons pas entrer par là vers l’Intracostal pour mouiller l’ancre. Il n’y a pas assez d’eau. Les cartes ne nous donnait tout simplement pas de détaille! Nous regardons pour une alternative et ce sera 5h plus loin à Masonboro Inlet à Wrightsville. Donc nous arriverons vers 8h pm, dans le noir à la prochaine entrée de l’Intracostal. Nous y serons à l’abris des vents et des vagues pour récupérer de notre journée pas mal mouvementé.

 

Morale de la journée : “Ça sert à rien de se “garocher” partout, ont doit prendre un bref moment, afin de prendre des actions réfléchis et sécuritaires pour gérer les problèmes par ordres d’urgences”.

 

Demain, nous ferons un peu de ménage, nettoyage, inspection, réparation. Prochaine destination Southport par l’Intracostal.  Nous ferons une nouvelle sortie en mer dimanche vers Georgetown en Caroline du sud, car la météo est favorable (10 à 15 noeuds).

 

P.S. les enfants ont été très sages, ils sont restés à l’intérieur et se sont occupés par eux-mêmes. Journée pédagogique flottante, à cause de la mauvaise météo. Youpi!!!

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One Response to Journée aux surprises

  1. Daniel says:

    Intéressant de lire votre blogue car vous prenez le temps de donner beaucoup de détails.

    Bon courage dans votre ménage et vos réparation et si ça peux vous consoler un peu, ici c est un réveil sous un tapis de neige ce matin … !

    Bonne Journée

    Daniel Claudine

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