La traversée

Événement datant du 25 mars 2015
(On à un peu de retard dans nos récits d’aventure…)

Encore une fois nous nous levons très tôt pour notre navigation parce que nous voulons profiter du vent pour faire de la voile plutôt que du moteur. Il annonce quinze noeuds de vent pendant la nuit et diminura entre cinq à dix noeuds en après midi.

Il est donc 3 heures du matin, nous nous préparons à partir. Je me rends à l’avant pour lever l’ancre. Je ne suis pas encore entièrement réveillée. Je sais qu’une pièce du guindeau est encore brisée (tordu). Elle a été retiré en attendant de la détordre. Il faut que je fasse très attention pour ne pas endommager le guindeau pendant l’utilisation sans cette pièce. Donc, je porte une grande attention à ce que je fais.

Je remonte la chaîne de l’ancre et à la toute fin, je décide de remonter le dernier mètre à la main pour ne pas faire forcer le guindeau. Je remonte l’ancre et il y a un surplus de chaîne à rentrer. Je tire sur la chaîne pour qu’elle ne coince pas entre le guindeau et le pont du bateau et la maintien tendu avec ma main. Je presse le bouton pour actionner le guindeau. Le surplus entre rapidement, trop rapidement pour moi qui est encore un peu somnolente. Me voilà les doigts coincés dans le guindeau. Malgré la douleur, je pense à ne pas tirer et actionne le bouton pour redescendre la chaîne. Quand enfin ma main ressort, elle me fait terriblement mal. Je crois même que les doigts sont cassés. Avec les cris que j’ai laissé échapper, Danny accour pour voir ce qui ce passe. Je suis en état de choc. Je pleure et dis n’importe quoi. Je prends quelques respirations et demande à Danny d’aller chercher des essuis-tout. Je presse sur mes doigts pour arrêter le saignement et regarde si les os sont brisés. Tout me paraît correcte malgré la douleur. Les doigts bougent normalement, mais j’ai des coupures à quatre jointures et de la peau de décollé.

Nous désinfectons après avoir mis le pilote automatique, car l’ancre est levée et le bateau derivera. Je n’avais pas beaucoup le courage de mettre de l’alcool à friction, mais j’y suis parvenue. J’ai aussi ajouter de l’onguent pour prévenir l’infection.

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Nous avions planifié de faire un arrêt à West Port vers la fin de la journée pour remplir le diesel avant de traverser, mais Danny c’est trompé dans la planification des deux trois prochains jours concernant la météo. La météo est donc une journée à l’avance. Nous n’avons pas le choix on devra commencer notre traverser du Gulf Stream ce soir, car vendredi, dans 48h, il y aura de gros vent qui se lève pour plusieurs jours. Donc, nous calculons notre diesel pour la traversé et nous sommes tout juste correct. Au pire, nous rentrerons à un autre endroit plus près sur la côte est américaine. Je vérifie avec West Port pour le diesel, tout d’un coup qu’il serait ouvert à notre passage. Nous avons eu un peu de courant contre nous et nous sommes un peu plus tard que prévu. La marina de West Port ferme à 16h30 et nous y arriverions seulement à 18h00. Nous bifurquons donc tout de suite vers le golf stream, c’est parti pour une grande nuit de navigation. Nous atteinderons Cap Canaveral seulement que demain vers le début de l’après-midi.

Morgane, Jessy et Dominique en profite pendant la journée pour faire un peu de pêche. Jessy nous attrapera encore un beau Mahi-Mahi. Il a vraiment de la chance !

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Dans le Golf Stream, nous sommes comme dans les jet stream avec les avions. Cela avance plus vite, le courant nous pousse vers le nord avec 2,5-3 noeuds supplémentaires. Nous avançons à plus de 9 noeuds. Nous réduisons le régime du moteur, ce qui nous fait économiser un peu de diesel, afin d’être certain que nous en aurons assez pour rentrer à Cap Canaveral. Puisque nous n’avons pas pus faire le plein de diesel nul part. J’ai calculé que dans le pire des cas, il devrait nous rester entre 1 et 3 heures d’autonomie avec le moteur lors de notre entrée à Cap Canaveral. Nous aimons naviguer de nuit c’est habituellement calme. Tout va bien, là mer est calme comme prévu, nous voyons en début de soirée les lumières du port de Freeport Harbour disparaître petit à petit, nous sommes un peu nostalgique des Bahamas.

Au coucher du soleil, nous avons aperçu un passager clandestin sur notre bateau. Un minuscule oiseau vol autour de notre bateau, probablement une sorte d’hirondelle. Il se dépose régulièrement sur notre bateau tout près de nous. Il n’est pas très peureux. Nous nous demandons d’où il sort, car nous sommes loin du bord a près de six à dix miles du bord. Il fini par se poser et s’installer dans notre filet près du cockpit attachés à notre filière. Il passera toute la nuit avec nous et repartira au petit matin aux premières lueures du jours.

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